Chaque lot contrôlé, chaque résultat consigné, et les documents prêts avant qu'on les demande.
Le contrôle qualité n'est pas un certificat qu'on achète une fois. C'est une série de gestes répétitifs sur chaque lot : mesurer l'humidité, prélever, noter le chiffre, ranger le registre là où on le retrouvera.
Nous le faisons parce que sinon on découvre le problème quand le conteneur est déjà en mer. Autant l'apprendre à Tamale plutôt qu'à Rotterdam.
Presque toutes les expéditions refusées dont nous avons connaissance l'ont été pour l'une de trois raisons, et aucune n'a rien d'exotique. La matière était trop humide. Elle a capté quelque chose qu'elle n'aurait pas dû. Ou elle est restée au chaud plus longtemps que prévu et l'acidité est montée.
Les trois sont évitables, et elles s'évitent par un travail ennuyeux fait tôt plutôt qu'un travail habile fait tard. L'humidité est mesurée à l'arrivée puis avant conditionnement, car une récolte sèche au village peut reprendre de l'eau sous une bâche. Les corps étrangers sont retirés à la main et au tamis, puis revérifiés par échantillonnage avant fermeture des sacs. L'acidité est mesurée par lot, car elle révèle comment la matière a été traitée entre la récolte et ici.
L'enregistrement compte autant que l'analyse. Un chiffre noté sur un bout de papier introuvable équivaut à aucun chiffre. Chaque lot a son dossier, relié à une date, une source et la personne qui a relevé la mesure, pour qu'un résultat se retrouve au lieu de se deviner.
Le but de tout cela n'est pas de produire des certificats. C'est que, en cas de problème, nous puissions identifier le lot et le fournisseur concernés, traiter ce point précis et laisser le reste de l'envoi poursuivre sa route. Sans registres par lot, la seule réponse prudente à un mauvais résultat est de tout passer en perte : cher pour nous, lent pour vous.
Dites-nous ce que vous cherchez à déplacer et nous vous dirons franchement ce que nous pouvons faire.